26 octobre 2006
offrir...
Je t’offre mon cœur
Cette partie de moi qui n’est ni trop éternelle ni trop éphémère, ni trop petite ni trop grande, ni trop superficielle ni trop enfouie, ni trop pesante ni trop légère…
Je t’offre mon esprit
Cette terre à moi qui n’est ni trop escarpée ni trop accessible, ni trop distante ni trop connectée, ni stérile ni trop cultivée, ni rustique ni trop civilisée …
Je t’offre mes yeux pour éclairer ton amer regard…mon sourire pour attiser tes monotones journées , mon ignorance pour y tracer tes propres initiales, ma conscience pour apaiser tes souffrances , mon dos pour soulever ton pénible passé, mon présent pour que tu recrois en un possible futur…un futur ou ,peut etre,toi aussi tu connaitras ce que c'est qu'offrir...
10 octobre 2006
ce silence...
Oui…en effet, ça fait longtemps…
Ça fait longtemps que je n’ai pas tripoté ces touches fades …qui me tiennent pourtant compagnie…
Ça fait longtemps que je n’ai pas osé rompre le bleu chatoyant de cette page mise en oubli…
Heureusement que , quand on s’oublie, certains ne nous oublient pas…certains meme ne se suffisent pas de se rappeler qu’on existe, ils trouvent la volonté de nous le faire rappeler…
C’est pour ces petits anges du virtuel qu’on revient , qu’on rompe le silence, qu’on se déchaîne sur ce papier tt innocent, qu’on s’inspire de tt et de rien pour comploter un semblant de paragraphe…
La question qui se pose est la suivante… pourquoi ce silence ?
La réponse qui se doit : n’existe pas…
Un silence sans raison… ça existe aussi…
01 septembre 2006
ce jeu...
Des fois, tu t’amuses à faire traîner des jeux que tu sais perdus , rien que pour le plaisir de jouer…tu t’amuses à remuer les cartes, les mélanger, les tirer les retirer, puis tu attends. Oui Tu attends que j’ en tire aussi, que je traîne encore et encore ,que je perde un coup quand même , et que tu en gagnes un.., …tu fais semblant de te donner une deuxième chance qui en fait n’existe meme pas…tu fais semblant que le jeu traîne parce qu’en fait t un bon joueur, et que si jamais tu perdais c’est que le hasard en a sa part et pas autrement… Tu joues, je joue, on joue car le jeu , meme s’il n’honore qu’un, engage plusieurs…hélas perdants… Ne me blame pas,s’il te plait… ne me blame jamais…il faut bien un conquérant, un dominateur…encore lui faut-il un dominé…je n’ai pas choisi de vaincre, ni de te voir vaincu …ceci est un jeu, un simple jeu…ou toi et moi, avons décidé de jouer…
26 juin 2006
croire et aimer
J’aime quand tu te mets derrière la porte tel un petit enfant, quand tu l’ouvres lentement comme par magie …quand tu te mets derrière pour me faire croire qu’elle s’est ouverte toute seule, quand tu le refais à chaque fois que je rentre chez nous , et quand tu crois que j’y crois…
J’aime quand tu me suis dans le couloir tel un petit enfant, quand tu me tiens la main comme si j’allais m’enfuir…quand tu la tournes pour y mettre des grains de raisins que tu t’es amusé à chipoter pendant mon absence , quand tu souris candidement en croyant m’avoir eu , et quand tu crois que j’y crois…
J’aime quand tu t’allonges sur ton ventre tel un petit bébé, que tu relèves tes coudes pour faire reposer ton beau visage sur tes paumes si tièdes, que tu plies tes genoux pour remonter tes pieds aussi haut que je puisse voir mes pantoufles que je t’interdis de mettre , quand tu me regardes avec tes yeux malices , quand tu crois me vexer , quand je fait semblant de l’être, et quand tu crois que je le suis !
J’aime quand tu fais semblant de dormir, pour surveiller mes pas, quand tu serres tes paupières si fort pour me le faire croire tel un stupide enfant,quand je m'approche et que je fais semblant de te croire, et quand tu crois que j’y crois !
J’aime quand tu glisses tes mains dans mes cheveux mouillés , quand tu les retires brusquement pour les sentir et que tu approches ton nez , que tu l'enfouis entre deux mèches ,que tu l’écrases fort sur mon cou et que tu soupires tel un petit enfant contrarié en souhaitant que je me réveille, quand tu crois que je dors que tu te retournes , triste et apaisé , que tu fermes les yeux pour t'assoupir.…
J’aime quand tu m’aimes, quand tu le dis , quand tu le fais, quand tu le veux…
Je t’aime mon petit enfant et je crois que tu me crois !
01 juin 2006
El mundo es un pañuelo
Combien de fois vous etes vous rendu compte que le monde était infinitisimalement petit ?
Combien de fois vous etes vous retrouvé devant l’evidence que notre monde est sans dimensions ?
La théorie « des six degrés de séparation » *** avançant qu’il est toujours possible de trouver un lien entre deux personnes en passant par un maximum de six personnes, date de 1967…personne ne l’a jamais verifié.
C’est vrai que je n’ai jamais rencontré ma boulangère allemande au pied de la muraille de chine , ni retrouvé mon ami d’enfance, perdu de vue depuis des décennies, sur un vol vers Tokyo en escale à Bierut.
Mais une chose est sure, le monde est si petit que vous et moi , avions surement pris un café un jour du meme distributeur…ou rencontré le meme visage un de ces matins…
Ce petit monde ou nous vivons pourrait surement faire en sorte qu’un de mes arrières arrières grand pères soit tombé amoureux de l’une de vous arrières arrières grand mères …
Ceci dit, aussi petit soit-il , notre monde mérite d’etre empoché avec un graaaand cœur… !
zhirou...
***Ce grand dilemme d’un grand monde rapetissé a suscité l’attention de plusieurs mathématiciens. C’est ainsi que le nombre d’ERDOS( en hommage au mathématicien hangrois Paul Erdos) ou encore le nombre de BACON ( prenant comme centre de la théorie le fameux Kevin Bacon) ont vu le jour…
30 mai 2006
joyeux anniversaire zhirou
je suis de retour...
j'imagine déjà la tète des uns d'entre vous entrain de se dire " oh merde! encore celle la !"ou encore d'autres qui se disent "pourquoi de retour?? je me rappelle pas qu' elle aie disparu"
en tout cas pour les uns comme pour les autres, je suis revenue, mais un peu plus vieille...
Hier, g feté mes 21 ans....tranquille...rien de spécial par rapport aux 20 dernières années...mis à part deux petites pensées que g reçu le soir avec un grand gâteau que je déguste encore, et que je remercierai jamais assez...
bref, je suis plus la li-bel que vous connaissez... je suis désormais li-bel+1:)
zhirou :)
14 mars 2006
routine quand tu nous tiens
La routine...
La routine c’est ce qui fait que tu te réveilles le matin sur la sonnerie du réveil d’hier et avant hier…à la même heure , dans le même pyjama, sous la même couette,
C’est ce qui fait que tu te laves le visage, avec une eau aussi tiède que celle d’hier, devant le même miroir d’hier, avec un même savon ou un savon de la même odeur que celle que tu utilises depuis des années…
C’est ce qui fait que tu n’aies pas le temps de prendre un pti dej, ou juste le temps de te poudrer le nez ou encore soupçonner tes paupières…
C’est ce qui fait qu’en arrivant devant ta voiture, tu ne te rappelles pas avoir fermé la porte de la maison, et que tu retapes 4 étages essoufflée pour vérifier…
C’est ce qui fait que tu t’arrêtes chaque jour, à la même heure, et à coté des mêmes voitures, à un feu rouge régit par le même policier qu’il y a six mois…
C’est qui fait qu’au boulot tu vois les mêmes têtes, les mêmes regards , que tu parles le même jargon ,que tu travailles avec un même planning , que tu commences a avoir faim une demi heure avant de quitter, et que tu quittes chaque jour à la mm heure en espérant que demain tu pourras quitter un peu plutôt..
La routine c’est ce qui fait que tu passes un après calqué sur celui d avant , calqué il sera sur tous les après qui viennent…
C’est ce qui fait qu’en te posant la question « ça va » tu réponds inconsciemment « oui, la routine »
La routine c’est ce qui fait que tu rates tes journées mais aussi tes soirées par extension…
C’est ce qui fait que tard le soir , tu remets le mm pyjama avec lequel tu t’es réveillé, que tu te niches sous la même couette ou tu as l habitude de te retrouver le matin , que tu règles le mm réveil qui t’as bousculé hier à la même heure ou tu t’es réveillé la veille, et que tu te dises… « merde ! cette routine »
C’est pire que la cigarette, elle au moins te procure du plaisir…pire que la maladie, elle au moins met fin à tes jours…pire que la guerre, elle au moins est animée…
La routine c’est ce qui te tue chaque jour ,sans vraiment entraîner ta mort…
06 mars 2006
feu ....
Des sons …
Des fragments de partitions…
Puis soudain Le calme….
un calme musical…
une solitude paradoxalement narcotique…
Des couleurs…
Des perceptions…
Des réflexes élaborés…
Puis comme par magie
Un Orange pacifique…
De loin…
Un Rouge dictateur…
Un Vert libérateur…
Des instants…
Plein d’instants…
Rien que des instants
On court, on feinte, on s’engueule
Puis subitement…
On cède, et on scrute…
Des visages…des fois les mêmes…
Des sourires…des fois des vrais…
Des « mercis »…toujours sincères…
Des sensations…
Des repères…
Sensation de déjà vu
Impression de déjà vécu…
Mille décisions à revoir…
Mille décrets à confirmer…
Puis sans préavis,
Un moment d’agnosie…
Le monde qui s’acharne
Le traffic qui trafique
La terre qui tourne
Qui ne cesse de tourner
Puis sans consentement,
La terre qui s’arrête
20 secondes…
Le soleil qui perce les vitres…
Puis la peau…
Puis l’ame…
10 secondes…
On est bien…
5 secondes…
ça reprend…
07 février 2006
cette main...
Cette main qui vous sort d’un abîme qui est le votre, vous extirpe violement du fin fond de l’anatomie maternelle, et vous dépose au creux d’une silhouette haute et dominante.
Cette main qui vous couve, vous ombre, vous martèle les fesses pour dormir, vous soulève jusqu’à ne plus avoir l’envie de vous poser, vous pose, puis culpabilise et vous redresse jusqu'à ne plus avoir la force et vous repose…
Cette main qui vous couvre par une nuit froide, vous rafraîchit par une nuit ignée…
Cette main qui vous nourrit, qui vous lave, qui vous sourit…
Cette main qui vous blesse, qui vous frappe, vous pince, vous tire les cheveux, qui s'empart detoute saillie qui se présente , qui vous gifle, et qui , juste après vient se faire pardonner.
Cette main qui vous dessine vos premiers ronds, de grands triangles , de vastes carrés, de sympathiques visages, qui tient pour vous le stylo, qui choisit pour vous les couleurs…
Cette main qui est la votre quand vous n’avez plus de mains, vos yeux quand vous n’avez plus envie de voir…
Cette main qui vous tient la main, qui vous la tiendrait toute la vie s’il le faudrait…
Cette main qui vous aime, qui n’a pas de bouche pour le dire, mais le dit quand même…
Cette main qui n’a pas d’ yeux, et n’a d’yeux que pour vous…
Cette main qui n’a pas d’oreille, et n’obéit qu’à vos ordres…
Cette main, qui vous a appris à écrire et que vous avez beau décrire…
Cette main, capable d’ abattre pour faire de vous……une autre MAIN.
30 janvier 2006
identité...
Il pleut.
La pluie et le chagrin ont toujours fait bon ménage.
Le chagrin, solitaire, coureur de jupons, célibataire depuis des lustres et le sera jusqu’à la fin du monde …
La pluie, épouse légitime du nuage, succomba ….inéluctablement ;
Ils eurent un enfant…le fruit d’une nuit…une seule…qui éternisa leur union à jamais…
Ils l’abandonnèrent près d’une rive asséchée, languie, racornie…
L’enfant déséspérée était une fille…pleine de vie, mais aussi de tristesse ; d’amertume…
N’est-elle pas la fille du chagrin ?l’enfant du mauvais temps ?la fusion du gris et du bleu sur une toile noire.
L’orpheline, dans la brume matinale, commença à pleurer…
Elle ne pleurait pas sa mère qui ne la couvrira jamais de son sein serein, ni son père qui ne suera jamais pour lui ramener un bout de mie, un jour de faim…ni ce destin qui fit d’elle une éphémère alors que ses parents sont des immortels.
Elle pleurait …juste comme ça…parce qu’un enfant est censé pleurer à la naissance pour être déclarée vivant…et elle ; elle tenait à la vie…un réflexe archaïque, instinctif, un signe de présence parmi le commun des corruptibles…
L’enfant de la trahison, du béguin, de la ferveur, d’une nuit sans nuages à perte de vue…
Elle pleurait, près de cette rive.
Personne !
Même pas une ombre, même pas une voix, une berceuse, même pas une main , une épaule…rien !
Même pas un prénom, une identité…
Elle pleurait…
C’est tout ce qu’elle fit pendant toute une vie…ou un semblant de vie…
Ces pleurs étaient tout ce qu’elle hérita de sa mère la pluie, et son père le chagrin…fusion logique et très évocatrice.
L’amour venait la regarder de loin… grandir, puis vieillir… pleurer à tout jamais…
Allié du chagrin, il ne pouvait faire grand-chose…sinon prier…
Elle pleurait…
Personne ne comprenait pourquoi…
Moi je savais…
Elle pleura jusqu'à ce qu’il n’y est plus de larmes à verser, plus de chagrin dans ses veines, plus de haine dans son cœur, plus d'aridité dans son regard…
Elle leva les yeux vers l’horizon, l’enfant qu’elle couvait est enfin là…
Son identité est enfin acquise…celle que ses parents lui ôtèrent des automnes auparavant…
Celle que la nature lui accorde par nature, et que le destin lui enleva par chasteté ; celle qu’elle pleura une éternité…
L’éternel signature de cette nuit désobéie…entre la pluie et le chagrin….entre le ciel et la terre…La mer.









