31 janvier 2006
Adieu
Il était …
Oui il a existé pendant 104 ans…
Là il a cessé d'etre...
Oui il était là, parmi nous…
Là il est là haut, parmi eux…
Oui il m’aimait…
Là je ne sais plus…il doit tjrs m’aimer je pense.
Oui je l’aimais…
Très fort…
Je l’aimerais toujours...
IL m’appelait Lala Fatima Zahrae
Les autres par leurs prénoms…
Il me manque
Ses yeux Son regard
Son gros nez
Son sourire
Sa canne
Ses histoires
Sa radio
Son coran
Sa médecine
Sa religion
Sa présence…
Il est né en 1901...
Il a beaucoup de frères et sœurs
Il ne se rappelle plus de leurs prénoms,
Si si, sa petite sœur, sa préférée…lghechwa
Elle l’a quitté
il y a bien longtemps…
Les autres, Il les a perdu de vue…
Il ne se rappelle plus pourquoi…
Il n’est jamais allé à l’école…ou plutôt skwila…
Pourtant il sait lire …
Il sait écrire…
Il parle français couramment…un peu d’espagnol
De l’anglais aussi…
Il est chef caporal infirmier
Pourtant il n a jamais été dans une école paramédicale.
Il intègre les « garde à vous ».
il fait les deux guerres
Il revient meurtri…
Dieu merci tous ses doigts sont là
Il aime bien le Cambodge
Les italiens (ou ennes) sont beaux
L’Allemagne, la France, l’Espagne…
L’Egypte
Le Vietnam
Et puis le Maroc…
Son Maroc
Il épouse 6 femmes
Il les quittent parce que…
Elles sont toutes les mêmes…
C’est tout ce qu’on sait.
Il épouse la 7ème
Elle n’est pas comme les autres
Et c’est vrai….
7 enfants…
L’avant dernier est, dieu merci, un garçon
Le cas échéant, elle aurait finit comme les autres…
Ils grandissent…
Se marient
Divorcent
Se remarient
Redivorcent
Ont des enfants
Moi en l’occurrence.
Il perd la vue.
La marche
Sa femme.
Elle lui manque
Elle n’était pas comme les autres…
Il la rejoint le 31 décembre 2006
il est mon grand père
il n'est plus...
3emri mansak
à dieu...à lui nous revenons...
Ta petite fille qui t'aimera
à tout jamais
30 janvier 2006
identité...
Il pleut.
La pluie et le chagrin ont toujours fait bon ménage.
Le chagrin, solitaire, coureur de jupons, célibataire depuis des lustres et le sera jusqu’à la fin du monde …
La pluie, épouse légitime du nuage, succomba ….inéluctablement ;
Ils eurent un enfant…le fruit d’une nuit…une seule…qui éternisa leur union à jamais…
Ils l’abandonnèrent près d’une rive asséchée, languie, racornie…
L’enfant déséspérée était une fille…pleine de vie, mais aussi de tristesse ; d’amertume…
N’est-elle pas la fille du chagrin ?l’enfant du mauvais temps ?la fusion du gris et du bleu sur une toile noire.
L’orpheline, dans la brume matinale, commença à pleurer…
Elle ne pleurait pas sa mère qui ne la couvrira jamais de son sein serein, ni son père qui ne suera jamais pour lui ramener un bout de mie, un jour de faim…ni ce destin qui fit d’elle une éphémère alors que ses parents sont des immortels.
Elle pleurait …juste comme ça…parce qu’un enfant est censé pleurer à la naissance pour être déclarée vivant…et elle ; elle tenait à la vie…un réflexe archaïque, instinctif, un signe de présence parmi le commun des corruptibles…
L’enfant de la trahison, du béguin, de la ferveur, d’une nuit sans nuages à perte de vue…
Elle pleurait, près de cette rive.
Personne !
Même pas une ombre, même pas une voix, une berceuse, même pas une main , une épaule…rien !
Même pas un prénom, une identité…
Elle pleurait…
C’est tout ce qu’elle fit pendant toute une vie…ou un semblant de vie…
Ces pleurs étaient tout ce qu’elle hérita de sa mère la pluie, et son père le chagrin…fusion logique et très évocatrice.
L’amour venait la regarder de loin… grandir, puis vieillir… pleurer à tout jamais…
Allié du chagrin, il ne pouvait faire grand-chose…sinon prier…
Elle pleurait…
Personne ne comprenait pourquoi…
Moi je savais…
Elle pleura jusqu'à ce qu’il n’y est plus de larmes à verser, plus de chagrin dans ses veines, plus de haine dans son cœur, plus d'aridité dans son regard…
Elle leva les yeux vers l’horizon, l’enfant qu’elle couvait est enfin là…
Son identité est enfin acquise…celle que ses parents lui ôtèrent des automnes auparavant…
Celle que la nature lui accorde par nature, et que le destin lui enleva par chasteté ; celle qu’elle pleura une éternité…
L’éternel signature de cette nuit désobéie…entre la pluie et le chagrin….entre le ciel et la terre…La mer.
26 janvier 2006
Comme promis...
S comme spontanée
I comme irrésistible
M comme mateuse
A comme angélique
J comme je te kiff
E comme éthérée
T comme tu n’es pas grosse du toutn
A comme allumeuse
D comme décente
O comme Occulte
R comme rêveuse
E comme en plus tu es grande de taille ;)
PS: voilà... bsima...je tiens toujours mes promesses...surtt quand on le mérite bien de ma part :)
zhirou
25 janvier 2006
the virgin state of mind
Je déteste parler d’actualité…le seul jour ou je me rappelle avoir écrit quelque chose en rapport avec le journal de midi, c’était bien le 11 septembre,mais j’avoue ne pas me rappeler de la raison qui m’avait poussé à écrire ce jour là… ;)ça devait être vraiment quelque chose d’important, bizarre ! Je ne m’en souviens pas …
Je déteste parler de moi !ça m’ennuie d’une part , passer tout le temps avec moi et rien qu’avec moi,dormir avec moi, me réveiller avec moi, manger avec moi, penser avec moi…même mes habits je les partage avec moi…même mon regard…même mon intimité…
Non je ne parlerais pas de moi… bien que là, je suis entrain de le faire implicitement …Moi ce glisse même dans mes écrits…les plus insignifiants…les plus désorientés…
Je déteste parler de Lui, bien qu’il n’existe pas, ou qu’il existe qui sait, rien n’est sur, rien n’est jamais sur…rien ne sera sur en tout cas , moi et lui ça marchera jamais…ou peut être jamais, car il ne faut jamais dire jamais…
Je déteste parler du passé, du présent, du futur, et de tout autre spécimen temporel…qu’il subit le poids de la relativité, ou qu’il dépasse la quantique et la contemporaine …
Je déteste parler des lieux, ou tout autre notion spatiale qu’elle soit terrestre ou extra terrestre…tous les endroits se ressemblent du moment qu' on n’est que de passage…
je déteste parler médecine…non je ne déteste pas , je hais…mais je le fais quand même de temps en temps… ou plutôt tout le temps…je ne sais plus …peu importe…l’essentiel c de ne plus en parler…
Par moment, c bien d’adopter « the virgin attitude » ou plutôt, « the Virgin state of mind »…
Arrêter par moment, de parler…et d’écouter un peu les autres…
exhausted
De retour….
Mon blog est déserté…comme d’habitude…
Personne !
Même pas moi…
Même pas toi..
Je réintègre la sphère avec prudence, on sait jamais ce qu’on peut trouver dans un lieu lâché, omis, oublié…
De la rouille sur le clavier, va falloir huiler les touches…y écrire est devenu un exercice physique plutôt qu’intellectuel …
Les boutons s’enfoncent difficilement , il faut dire que même mes articulations sont en pleine corrosion…je me bats tout de même pour donner à cet espace qui est le mien, qui est le tien, un brin de vie, une lueur de présence…de la chaleur...
La chaleur…par un temps si austère…glacial…un froid qui déguerpit de dedans, qui ne vient pas de dehors…
Ces derniers temps étaient des plus pénibles…
45 jours de prison ferme intentionnelle, vouée, dure et exhaustive…pour rattraper le temps perdu. il le fallait bien !
Les jours se ressemblaient, les matins, les soirs, les repas, les toilettes, le décor…
C’était en enterrant mon défunt grand père, la veille du nouvel an, que je me suis permis d’arrêter ,pour un moment, d’être prisonnière…de pleurer , de ressembler un peu aux autres , cesser d’être isolée, cesser d’être forte…
Sa mort n’était pas d’un grand secours…
Ni pour moi ni pour eux…
adieu...


